Vers 13 ans, motivé par son frère, Haïlé (qui veut dire "puissance" en éthiopien) se lance dans la musique.
Faisant parti du groupe Eyo de Saintes Roses, à 19 ans à peine, Haïlé sort son premier album "Identité" de 4 titres.
C'est grace à sa mère Crazy Danielle endossant le role de producteur, manager, et créant l'association AJARHHA que cet album voit le jour, mélange de ragga et de reggae qui séduit le public, il lui vaut le "tube d'or" de révélation des vacance 1999.
Haïlé n'en oublie pas moins la premiere vocation d'AJARHHA et se produit pour la fête de la musique 2000, au centre de détention de Baie Mahault.
Concert, puis petit cours de mixage avec son matériel, et les vocations naissent. Daddy, détenu à ce moment là, profite d'une permission pour enregistrer Black Nega, titre qu'il écrivit en prison et que l'on retrouve sur l'album Identité.
Haïlé, sa famille, ses amis et l'association aprennent à ne compter que sur eux-mêmes et quelques soutiens fidèles pour sortir ce qu'ils aiment.
Depuis le premier disque "Identité", 4 ont suivi aussi différents les uns que les autres, il se produit et participe également à de nombreuses actions organsisées par A.J.A.R.H.H.A.
On ressent les différentes influences musicales qui l'ont bercé dès son enfance, comme celle de Bob Marley.
Dans ses textes, Haïlé rend hommage à des personnages comme Delgrès, Ignace, Solitude. Sur "Millenium 2004", un morceau est consacré à Abu Jamal. Sur le dernier album "Alpha et Omega", sa mère y interprete "la Zompri", messages aux détenus dont elle a écrit les paroles.
Il chante aussi des choses qui dérangent, comme le manque d'identité, les maux de l'esclavage, les dégats de la colonisation, l'absence de repère.



